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SCULPTURES    17. Nov , 2012 - 12. Jan 2013

Peregrina
Norbert Prangenberg
Peregrina, 2006
 
Untitled (Hieronymus und der Löwe)
Siegfried Anzinger
Untitled (Hieronymus und der Löwe), 2000-2001
 
Ear
Louise Bourgeois
Ear, 2002
 
Silver Plait
John Chamberlain
Silver Plait, 1976
 
Cristo
Lucio Fontana
Cristo, 1958
 
Doppelfigur mit Vogel im Arm
Leiko Ikemura
Doppelfigur mit Vogel im Arm, 2002
 
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SCULPTURES
EXPOSITION : SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012 – SAMEDI 12 JANVIER 2013
VERNISSAGE : SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012, 16h – 19h

Siegfried Anzinger, Pierrette Bloch, Louise Bourgeois, John Chamberlain, Leiko Ikemura, Anish Kapoor, Catherine Lee, Ma Jun,
Maria Nepomuceno, Ernesto Neto, Norbert Prangenberg, Karl Prantl, Georgia Russell, Joel Shapiro, Yutaka Sone, Luise Unger

La Galerie Karsten Greve a le plaisir d’annoncer l’exposition Sculptures, sélection d’œuvres spatiales qui met en lumière la façon dont des artistes contemporains d’horizons différents abordent cet art. Les œuvres présentées vont au-delà des attentes de la sculpture : on tricote avec de l’acier, on découpe du livre ancien, on noue du crin de cheval, on assemble des tissus avec des cordes, mais on réinterprète également des matériaux plus traditionnels tels que la terre cuite, le bronze ou la pierre. La forme fait apparaître des décors, des sujets religieux ou mythologiques, en grand comme en petit format, qui peuplent et parfois envahissent l’espace en le transformant en jungle ou en collage sculptural. Le calme et la contemplation dévoilent une sculpture abstraite qui propose des formes réduites et une esthétique centrée sur la propre matérialité, remettant en question son rapport avec le contexte spatial et le spectateur. Elle surprend d’un côté par le dépassement des lois de la physique et de l’autre par la transparence et la fragilité quasi organique de l’objet, qui se fait presque ombre. La sculpture n’a enfin plus besoin de socle : elle se déroule sur le sol, marche sur les murs, s’accroche au plafond ou flotte librement dans l’espace. Cette exposition rassemble à la fois les œuvres d’artistes déjà affirmés tels que John Chamberlain ou Louise Bourgeois et les travaux de talents prometteurs, qui exposent en partie pour la première fois à la galerie.

Les sculptures de l’artiste Siegfried Anzinger (1953) évoquent une impression de spontanéité et d’immédiateté. Réalisées avec la technique du non finito, ses œuvres en céramique aux traits insaisissables favorisent une perception immédiate du sujet représenté, souvent de nature religieuse.
Pierrette Bloch (1928) se consacre à la sculpture de crin dès 1984. Son travail minutieux et obstiné reproduit des motifs épurés réalisés avec des matériaux simples tels que l’encre de chine ou la corde. Le fil de crin, qu’elle tresse, horizontalement, en lignes serrées, lâches ou accidentées, devient l’alphabet d’une écriture retranscrite dans l’espace.
Louise Bourgeois (1911-2010) donne forme à des sujets à la limite de l’irreprésentable et invite le monde extérieur à partager son intimité. Son travail se consacre à des sujets autant complexes qu’universels tels que la naissance et la mort, la peur et l’amour, le corps et la sexualité, qu’elle explore jusqu’au bout. La puissance de ses œuvres dérive de la portée énigmatique de son travail, qui dévoile en suggérant plus qu’en avouant.
John Chamberlain (1927-2011) expérimente dans son travail sculptural l’emploi de matériaux issus du quotidien. Dès 1957, après avoir reconnu dans une vieille Ford "un matériau disponible, déjà peint....", Chamberlain commence à découper et transformer des carcasses de voitures qu’il compresse et « modèle ». Le résultat de ce procédé ce sont des corps complexes, à la fois souples et figés dans leurs configurations.
Les sculptures de Leiko Ikemura (1951) représentent des figures fascinantes pour leur ambigüité, comme saisies dans le processus d’une métamorphose. Quoique bien enracinées, elles semblent être constamment en danger de perdre l’équilibre : elles forment ainsi une unité évanescente et invitent à une réflexion sur le rôle de la figure et du socle.
Toujours séduit par la puissance des formes, douces ou bien pointues, Anish Kapoor (1954) suscite chez le spectateur l'intérêt pour le volume de l’objet. Etonnantes par leur beauté épurée et, parfois, par leur taille, ses œuvres fascinent en raison de la réflexion suscitée par leurs surfaces.
Catherine Lee (1950) travaille le métal, le bronze, la céramique ou le verre, qu’elle traite de manière bien spécifique. L’importance accordée à la matière et la création artisanale des œuvres éloignent l’artiste d’une démarche minimaliste au privilège d’une subjectivité qui s’affirme dans des formes en harmonie avec l’espace.
La tradition artistique chinoise recouvre un rôle essentiel dans les créations de Ma Jun (1974). En appliquant la technique millénaire de Jindezhen, il réalise des symboles du monde occidental moderne tels que des téléviseurs, des voitures ou des bouteilles de Coca-Cola. Ce sont ces produits quelconques qu’il choisit comme représentants de la production de masse.
Maria Nepomuceno (1976) réutilise des éléments de notre vie de tous les jours. Il s’agit surtout des cordes de sisal, nylon ou ficelle et des perles de différentes couleurs qu’elle récupère d’anciens rideaux. Ces objets de notre quotidien s’insèrent, malgré leur valeur symbolique et au-delà de celle-ci, dans ses œuvres pour finalement en devenir le corps même.
Le travail de Ernesto Neto (1964) trouve sa place au-delà du minimalisme abstrait. Ses sculptures biomorphes sont à la portée du public qui peut les toucher, les attraper ou bien encore marcher dessus. Formes amorphes successivement remplies de polythène ou d’épices aromatiques, ces œuvres entourent et émerveillent le spectateur.
La céramique fait désormais pleinement partie du vocabulaire des artistes contemporains. Chez Norbert Prangenberg (1949-2012), cette pratique qu’il expérimente depuis les années 1980 coexiste avec une production de dessins et de tableaux. Son travail se présente ainsi comme un corpus dont les différentes parties demeurent autonomes.
Par la singularité de sa structure et des couleurs, la pierre est placée au cœur du travail de Karl Prantl (1923-2010) . En soulignant le caractère noble et ancien de ce matériel, cet artiste autrichien rappelait souvent la prééminence de la pierre sur l’arbre, l’animal et l’homme, qui firent leurs apparitions sur la planète bien plus tard.
Georgia Russell (1974) offre une nouvelle vie aux objets qu’elle sélectionne : il s’agit le plus souvent de livres, de photographies ou bien encore de cartes de géographie qu’elle choisit pour le pouvoir évocateur qu’ils recèlent et qu’elle transforme ensuite en les lacérant au scalpel.
Créées à partir de bloques rectangulaires en bois ou en bronze, les œuvres de Joel Shapiro (1941) oscillent entre l’abstraction et la figuration. La plupart de ses sculptures, tenant parfois sur une jambe, d’autres sur deux, ou encore allongées sur le sol ou escaladant les murs nous amènent en effet à les associer à la figure humaine.
Yutaka Sone (1965) travaille surtout le marbre et le cristal. Son œuvre n’exploite pas l’héritage d’une culture particulière, mais elle s’appuie sur les nombreux voyages de l’artiste qu’elle réunit enfin dans un vocabulaire poétique réalisé à partir de toutes les parcelles d’expérience, tels des flocons de neige.
Luise Unger (1956) mentionne souvent une citation d'Oscar Wilde : « le vrai mystère du monde est le visible, pas l'invisible ». Cette phrase s’accorde parfaitement avec ses objets métalliques à moitié transparents. Presque sans corps, les surfaces sombres de ses sculptures se délimitent par opposition avec leur environnement direct : elles ont l'air d'être nues, géométriques et sobres, mais elles cachent en réalité quelque chose de plus profond tout en produisant une incertitude.

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SCULPTURES
EXHIBITION: SATURDAY NOVEMBER 17, 2012 – SATURDAY JANUARY 12, 2013
OPENING: SATURDAY NOVEMBER 17, 2012, 4pm – 7pm

Siegfried Anzinger, Pierrette Bloch, Louise Bourgeois, John Chamberlain, Leiko Ikemura, Anish Kapoor, Catherine Lee, Ma Jun,
Maria Nepomuceno, Ernesto Neto, Norbert Prangenberg, Karl Prantl, Georgia Russell, Joel Shapiro, Yutaka Sone, Luise Unger

The Karsten Greve Gallery is pleased to announce the opening of the exhibition Sculptures, a selection of spatial works that highlights how a broad range of contemporary artists address this art. The works presented go beyond what is expected of sculpture: steel is knitted, antique books are cut, horse hair is knotted, cloth is assembled with rope, but more traditional materials such as earthenware, bronze and stone are also reinterpreted. Shape reveals décor, religious or mythological subjects in large or small format, that fill in and sometimes invade the space, transforming it into a jungle or sculptural collage. Calm and contemplation unveil an abstract sculpture of reduced forms and an aesthetic centred on its own materiality, exceeding the laws of physics and the other, through the quasi-organic transparency and fragility of the object, which is almost a shadow. Sculpture no longer needs a pedestal: it unfolds on the floor, walks on the walls, is attached to the ceiling or floats freely in space. This exhibition brings together both the works of renowned artists like John Chamberlain and Louise Bourgeois and the work of promising talents, some of whom are exhibiting for the first time in the gallery.

The sculptures of the artist Siegfried Anzinger (1953) evoke an impression of spontaneity and immediacy. Produced with the non finito technique, his ceramic works with their enigmatic traits favour an immediate perception of the represented subject, which is often of a religious nature.
Pierrette Bloch (1928) has been devoted to sculpting with horsehair since 1984. Her meticulous and persistent work reproduces uncluttered motifs comprised of simple materials such as India ink and rope. Horsehair, which she braids horizontally in tight lines, loosely or unevenly, becomes the alphabet for a writing that is re-transcribed in space.
Louise Bourgeois (1911-2010) gives shape to her subjects in the limit of what can be represented and invites the outside world to share her intimacy. Her work is devoted to subjects that are as complex as they are universal, such as birth and death, fear and love, the body and sexuality, which she explores as far as possible. The power of her oeuvre is derived from the enigmatic reach of her work, that reveals by implying more than it avows.
John Chamberlain (1927-2011) experiments with materials found in the every day world in his work. Back in 1957, after having recognised “available material that was already painted…”, Chamberlain began cutting and transforming the bodies of cars that he would compress and “model”. The result of this process is complex bodies that are at once supple and frozen in their configurations.
The sculptures of Leiko Ikemura (1951) represent figures that are fascinating in their ambiguity, as though captured in the process of metamorphosis. Though solidly rooted, they seem to be constantly in danger of losing their balance: they thus form an evanescent unity and invite reflection upon the role of the figure and the pedestal.
Anish Kapoor (1954) has always been seduced by the power of shapes that are soft or very pointed, arousing an interest in the viewer for the volume of the object. Astonishing for the purity of their beauty, and at times, by their size, these works fascinate because of the reflection they incite for their surfaces.
Catherine Lee (1950) works in metal, bronze, ceramic and glass, which she treats in a very specific manner. The importance granted to the material and the handcrafted creation of the works distances the artist from a minimalist approach in favour of subjectivity that asserts itself through shapes that are in harmony with the space.
The Chinese artistic tradition regains an essential role in the creations of Ma Jun (1974). By applying the thousand year-old technique of Jindezhen, he produces symbols of the modern western world such as televisions, cars and Coca-Cola bottles. They are non-descript products that he chooses as representatives of mass production.
Maria Nepomuceno (1976) re-uses elements of our daily lives. These include sisal rope, nylon and string and different coloured beads she recuperates from old curtains. These objects of our daily lives, despite their symbolic value and beyond it, fit into her works to ultimately become the very substance of them.
The work of Ernesto Neto (1964) finds its place beyond abstract minimalism. His biomorphic sculptures are within the reach of the public who can touch them, grab hold of them, or even walk on them. Amorphous shapes that are successively filled with polythene or aromatic spices, these works surround the viewer and fill them with wonder.
Ceramics are nowadays very much a part of the vocabulary of contemporary artists. With Norbert Prangenberg (1949-2012), this practice, which he has been experimenting with since the 1980s, coexists with a production of drawings and paintings. His work thus appears as a corpus whose different parts remain autonomous.
Stone, through the singularity of its structure and colours, is placed at the heart of Karl Prantl’s work (1923-2010). By highlighting the noble and ancient character of this material, the Austrian artist reminds us of the pre-eminence of stone over trees, animals and man, who made their appearance on this planet long after.
Georgia Russell (1974) gives new life to the objects she selects: this often involves books, photographs or maps that she chooses for the evocative power they harbour and that she then transforms by lacerating them with a scalpel.
Created from rectangular blocks of wood or bronze, the works of Joel Shapiro (1941) oscillate between abstraction and figuration. Most of his sculptures, standing at times on one leg and at others on two, or lying on the floor or climbing the walls, lead us to associate them with the human figure.
b>Yutaka Sone (1965) works primarily with marble and crystal. His work does not stem from any culture in particular, but he draws upon numerous voyages the artist has made that come together in a poetic vocabulary expressed through parcels of experience, such as snow flakes.
Luise Unger (1956) often mentions a quote by Oscar Wilde: “The true mystery of the world is the visible, not the invisible”. This phrase accords perfectly with her half transparent metallic objects. Practically bodiless, the dark surfaces of her sculptures are delineated by the opposition with their direct environment: they appear to be naked, geometric and sober, but in reality they conceal something more profound while producing uncertainty at the same time.

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