Lawrence Carroll: Nothing Gold Can Stay

Lawrence Carroll: Nothing Gold Can Stay

untitled by lawrence carroll

Lawrence Carroll

Untitled, 2013

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Lawrence Carroll

Untitled, 2013

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Lawrence Carroll

Untitled, 2013

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Lawrence Carroll

Untitled, 2013

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untitled (blue ivy painting) by lawrence carroll

Lawrence Carroll

Untitled (blue ivy painting), 2011 - 2012

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untitled (blue ivy painting) by lawrence carroll

Lawrence Carroll

Untitled (blue ivy painting), 2011 - 2012

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Lawrence Carroll

Untitled, 2013

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Lawrence Carroll

Untitled, 2013

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untitled (fairhaven-paintings) by lawrence carroll

Lawrence Carroll

Untitled (Fairhaven-paintings), 2012 - 2013

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Lawrence Carroll

Untitled, 2013

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untitled (blue ivy painting) by lawrence carroll

Lawrence Carroll

Untitled (blue ivy painting), 2011 - 2012

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Samstag, 8. Juni 2013Samstag, 3. August 2013


Paris, France

(Please scroll down for English version)

Vernissage le samedi 8 juin 2013 de 16h à 20h

La galerie Karsten Greve est heureuse d’annoncer l’exposition Nothing Gold Can Stay consacrée à Lawrence Carroll. En montrant au public des œuvres réalisées entre 2009 et 2013, la galerie rend hommage à ce peintre de la subtilité et du silence actuellement exposé à la Biennale de Venise au Pavillon du Vatican. Choisi par l’artiste, le titre de l’exposition fait référence à un poème écrit en 1923 par l’américain Robert Frost : célébrant la beauté caduque de la nature, le poème reflète l’esthétique de Lawrence Carroll, en parfaite harmonie avec la périssabilité de toute chose. Le titre cite ainsi le dernier des huit vers de la poésie, où toute aube décline et nul or ne peut durer.

Les œuvres de Lawrence Carroll naissent du soin du moment présent et de celui passé. Son approche au travail acquiert une allure solennelle : Carroll se laisse guider par le temps, l’attente, le calme. Rien n’est fait dans la précipitation. L’équilibre presque sacré qui émane de ses œuvres entre dessin, peinture et sculpture offre au spectateur une évasion temporelle et spatiale vers une dimension esthétique épurée. À travers un processus d’abstraction qui refuse les rigidités d’un certain minimalisme, l’artiste aboutit à une purification des formes qui n’empêche pas une présence matérielle très concrète. Cette parfaite synthèse entre corps et âme confère aux œuvres de Carroll une puissance expressive immédiate : à la fois intimistes et imposants ses travaux jamais criards émeuvent pas leur merveilleuse sobriété, aujourd’hui si précieuse et rare.

Les œuvres présentées dans l’exposition sont réalisées avec une technique mixte appliquée sur toile ou sur bois. Ainsi la cire, l’acrylique, le plastique et les autres matériaux utilisés tels que le tissu et les morceaux de toile, créent une superposition qui rappelle le cumul progressif de toute chose dans le temps. L’absence presque totale de figuration ainsi que les couleurs discrètes et recherchées confèrent aux toiles une portée universelle : face à ces œuvres, le visiteur fait l’expérience d’un sentiment pur et originaire, à la fois profondément personnel et collective.

La notion d’accumulation joue un rôle essentiel dans l’œuvre de Lawrence Carroll et est à l’origine même de son processus créatif. Il ne s’agit pas de cette accumulation frénétique contemporaine menant à une sorte de boulimie matérielle : au contraire, le cumul dont parle l’artiste fait référence à la patience de l’attente, à l’espoir que les choses se dévoilent avec le temps et que notre regard change avec elles. Comme dans une chute de neige, où le tout disparait doucement jusqu’à ce que quelque chose d’autre se dévoile. Dans ce sens, les peintures de Lawrence Carroll sont le résultat de ce qui a été accumulé au cours du temps : les éléments qu’il inclue dans ses œuvres, comme tout ce qui recouvre le support, viennent de son atelier et de sa vie passée dont il garde des détails. Le bouquet de fleurs en plastique de blue ivy painting témoigne par exemple de cette démarche. Parmi tout ce qui a été cumulé, un jour quelque chose s’avère nécessaire à l’œuvre, comme dans le cas du tissu Fairhaven qui donne le nom à plusieurs œuvres exposées : c’est au milieu des années 80 que Carroll redécouvre ce matériel et, après l’avoir fait « attendre » dans son atelier pendant plus de dix ans, il commence à l’utiliser dans ses travaux.

Par une démarche artistique qui correspond plus globalement à une approche à la vie, Lawrence Carroll garde et attend que les choses se déposent les unes sur les autres pour ensuite tout pouvoir ranger à la bonne place. Le contenu des œuvres émerge en effet de leur structure, à chaque fois différente : Carroll réalise ses travaux de manière intuitive en retravaillant la forme à plusieurs reprises et d’une façon presque instinctive. C’est cette évolution qui lui permet de trouver ce qu’il cherche. À la frontière entre sculpture et peinture, les œuvres de Carroll se caractérisent par une présence sensible de la facture dont les imperfections contribuent à les rendre vivantes et humaines et se font ainsi essentielles. Les œuvres Sans Titre (blue ivy painting) montrent bien cet aspect : coupée, recousue et en quelque sorte progressivement reconstruite, la surface de ces travaux témoigne des gestes de l’artiste ainsi que de ses réflexions.

Lawrence Carroll est né à Melbourne (Australie) en 1954 et a grandi en Californie. Sa première exposition personnelle a eu lieu à New York en 1988. En 1992 il participe à la Documenta IX où il est également invité en 2005 pour le cinquantième anniversaire de l’événement. Après avoir suivi une formation au Art Center College of Design à Pasadena (Californie), Lawrence Carroll a exposé dans les musées d’art contemporain les plus importants du monde tels que le Guggenheim Museum à New York, le Kölnischer Kunstverein à Cologne, le MOCA à Los Angeles et l’Hôtel des Arts à Toulon. Ses œuvres ont intégré des prestigieuses collections internationales privées aussi bien que publiques et sont actuellement exposées à la Biennale de Venise au Pavillon du Vatican. Lawrence Carroll vit et travaille à Bolsena en Italie. ___________________________________________________________________________________________________________________________________________

Opening on Saturday 8th June 2013, from 4pm to 8pm

Galerie Karsten Greve is pleased to announce the exhibition, Nothing Gold Can Stay devoted to Lawrence Carroll. Through the public exhibiting of these works created between 2009 and 2013, the gallery is paying homage to this painter of subtlety and silence, currently exhibiting at the Venice Biennale in the Vatican Pavilion. Selected by the artist, the title of the exhibition is a reference to a poem written in 1923 by the American poet, Robert Frost celebrating the lapsed beauty of nature. The poem reflects Lawrence Carroll’s aesthetics, in perfect harmony with the perishable nature of all things. The title is a citation of the last of the eight lines of the poem, where “dawn goes down to day” and nothing gold can stay.

Lawrence Carroll’s works are born in the concern of the moment present and of the moment past. His approach to work acquires a solemn allure: Carroll allows himself to be guided by time, by waiting and the placid. Nothing is done precipitously. The almost sacred balance that emanates from his works between drawing, painting and sculpture offer the spectator a temporal and spatial evasion towards a purified aesthetic dimension. Through a process of abstraction that refuses the rigidities of a certain minimalism, the artist achieves a purification of forms that still allows a very concrete material presence. This perfect synthesis between body and soul confers an immediate expressive power to Carroll’s works: both intimate and imposing, his works, which are never garish, stir through their marvellous sobriety, today so precious and rare.

The works presented in the exhibition were done with a mixed technique and applied on canvas or wood. Thus wax, acrylic and other materials that are used, such as cloth and pieces of canvas, create a superposition that recalls the progressive accumulation of all things in time. The almost total absence of figuration as well as the discreet and carefully chosen colours, confer a universal scope to the canvases: in the face of these works, the visitor experiences a pure and innate feeling that is at once profoundly personal and collective.

The notion of accumulation plays an essential role in Lawrence Carroll’s work and is at the origins of the creative process itself. It is not about this frenetic contemporary accumulation that leads to a kind of material bulimia; on the contrary the accumulation the artist speaks of refers to the patience of waiting, of the hope that things will be revealed with time and that our regard will change with them. Like in a snowfall, quietly overnight covering the ground until all disappears and you see something else. In this sense, Lawrence Carroll’s paintings are the result of what has been accumulated throughout time: the elements that he includes in his works, like everything that covers the support, come from his atelier and his past life, the details of which he keeps. The bouquet of plastic flowers in Blue Ivy Painting for example, bear witness to this approach. Among all that has accumulated, it turns out that one day something is necessary to the work, as in the case of the Fairhaven fabric that gives its name to several of the exhibited works: it was in the middle of the 1980’s that Carroll rediscovered this material and, after making it “wait” for ten years in his studio, he began to use it in his work.

Through an artistic approach that corresponds more globally to an approach to life, Lawrence Carroll saves and waits so that things pile up one upon the other to then be able to put them away in the right place. The content of the works emerges in effect from their structure, which is different each time: Carroll produces his work in an intuitive manner by reworking the form several times and in an almost instinctive fashion. It is this evolution that allows him to find what he is looking for. At the frontier between sculpture and painting, Carroll’s works are characterised by an appreciable presence of the brushwork whose imperfections contribute to rendering them living and human, and thereby making them essential. The Untitled (Blue Ivy Painting) works show this aspect well: cut, sewn up again and in a sense, progressively rebuilt, the surface of these works bears witness to the artist’s gestures as well as his reflections.

Lawrence Carroll was born in Melbourne (Australia) in 1954 and grew up in California. His first solo show was in New York in 1988. In 1992 he participated in Documenta IX where he was also invited in 2005 for the event’s fiftieth anniversary. Following training at the Art Center College of Design in Pasadena (California), Lawrence Carroll exhibited in the most important contemporary art museums in the world, such as the Guggenheim Museum in New York, the Kölnischer Kunstverein in Koln, the MOCA in Los Angeles and the Hotel des Arts in Toulon. His works can be found in prestigious public and private international collections and are currently on exhibition at the Venice Biennale in the Vatican Pavilion. Lawrence Carroll lives and works in Bolsena, in Italy.