Almine Rech Gallery

Don Brown (Brussels)

Don Brown (Brussels)

Paris, France Freitag, 27. Januar 2012Donnerstag, 1. März 2012


Paris, France
Freitag, 27. Januar 2012Donnerstag, 1. März 2012

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Don Brown
27 janvier - 1 mars 2012

Lorsque l’on est confronté pour la première fois au travail de Don Brown, on est d’abord saisi par une double perception qui oscille entre une forme historique, la statuaire, et ce qu’elle représente : une femme d’aujourd’hui.

Visiter une exposition de l’artiste, c’est un peu comme arpenter une archéologie du futur. La qualité de la réalisation de ces sculptures renvoie inévitablement aux techniques utilisées à l’époque gréco-romaine ou au néo-classicisme italien, ainsi qu’à sa muséographie constituée de socles.

Mais en y regardant de plus près, certains détails anachroniques viennent perturber cette première sensation. Hauts talons, lunettes de soleil ou vêtements à la mode affichent clairement leur appartenance au XXIe siècle.
Pour sa première exposition à la galerie Almine Rech de Bruxelles, les sculptures de Don Brown ont été produites dans une plus grande échelle qu’habituellement, comme si l’artiste avait été influencé par le volume du lieu.

Les questions d’échelles sont essentielles dans le long processus d’élaboration de ces oeuvres. L’artiste, au départ, modèle de façon très précise une petite statuette d’argile qui servira de prototype à un moule beaucoup plus important. Après la première phase d’agrandissement et de polissage, les sculptures sont ensuite produites à partir d’acrylique composite, en bronze ou encore mais plus rarement en argent. Le processus de création dure quelques mois, et les pièces composites sont ensuite recouvertes d’une couche finale de gesso.

En parallèle, depuis des années, Don Brown photographie ses œuvres sur un fond blanc pour documenter son travail et faire ressortir certains éléments qu’il entrevoit mieux de cette façon. Peu à peu en agrandissant ses tirages couleurs réalisés à la lumière du jour, il découvre dans la représentation plane d’un volume, un aspect autonome à la fois fort et subtil : "C’est comme si tout était concentré en une seule vue et que la surface était ininterrompue" (D.B.). Pour la première fois, l’artiste présente dans une exposition des grands formats de ces photographies qu’il considère désormais comme des œuvres à part entière.

Le projet « Yoko » c’est donc un ensemble complexe de sculptures, de dessins et de photographies qui dialoguent dans la répétition autour d’un sujet unique : la représentation de la muse de l'artiste. Le rythme de production et la perfection des œuvres de Don Brown restent ceux de la sculpture classique, une époque où les artisans passaient leur vie entière à polir un seul ouvrage à la main. C’est le fantasme artistique du chef d’oeuvre ultime et c’est sans doute cela qui fascine les plus grands fans et collectionneurs de Don Brown.

Don Brown est né en 1962 dans le Norfolk en Angleterre. Il a étudié à la Central School of Art, (1983-5) ainsi qu’au Royal College of Art (1985-8) à Londres, et caetera. De nombreuses expositions personnelles lui ont été consacrées à travers l’Angleterre et l’Europe notamment au Consortium de Dijon en 1997. Don Brown a également participé à une série d’expositions collectives telles que SNAP: Art at the Aldeburgh Festival à Snape Maltings, Suffolk, GB (2011), Crucible à Gloucester Cathedral, Gloucester, GB (2010), In the darkest hour there may be a light à la Serpentine Gallery en 2006 ou The Naked Portrait (1900-2007) à la Scottish National Portrait Gallery à Edimbourg en 2007. En 2012, son travail sera exposé aux côtés de ‘La petite Danseuse de Quatorze Ans’ (1880- 81) de Degas au Holbourne Museum, Bath, UK. Plusieurs de ses œuvres sont conservées dans des collections publiques et pr ivées telles que la Tate Collection à Londres, le Sheringa Museum of Realist Art à Spanbroek dans les Pays-Bas, la Olbricht Collection à Berlin ou encore la collection du MoMA à New York. Il vit et travaille actuellement dans le Suffolk en Angleterre.

© Nicolas Trembley

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Don Brown
January 27 - March 1, 2012

When first confronted with the work of Don Brown, viewers are initially overcome by a dual perception that alternates between an historical art form – statuary – and what it represents – a contemporary woman.

Visiting an exhibition by the artist is not unlike walking through an archaeological site from the future. The technical quality of these sculptures inevitably evokes both the skills of the Greco-Roman era and Italian neo-classicism, not least the central importance attached to plinths in its museography.

If we take a closer look, however, a number of anachronistic details unsettle this initial impression. High heels, sunglasses and clothes in the latest fashion all clearly indicate the twenty-first century.

For his first exhibition at the Almine Rech Gallery in Brussels, Don Brown has produced his sculptures at a scale that is significantly larger than usual. Questions of scale are essential in the long process involved in the preparation of these works. The artist initially fashions a detailed clay maquette that will serve as the prototype for a much larger cast. Following enlargement and refining, the sculptures are then produced in either acrylic composite or bronze, but also, although rarely, in silver. The making takes several months, and the pieces are finally covered in a layer of gesso.

For years now Don Brown has been photographing his sculptures against a white background in daylight in order to document his work and bring out elements. By enlarging the prints, he gradually discovered in the flat representation of a volume a certain autonomy that is both powerful and subtle: “It’s as if everything is concentrated in a single view and the surface is uninterrupted” (D.B.). For the first time, the artist will present large prints of these photographs in an exhibition, images which he now sees as artworks in their own right.

The “Yoko” project thus consists of a complex set of sculptures, drawings and photographs, which interact with one another through the recurrence of a single subject: the representation of the artist's muse. The rhythm of production of Don Brown’s works and their technical perfection are typical of classical sculpture, of a time when a craftsman could spend an entire lifetime polishing a single work by hand. It expresses the artistic fantasy of the ultimate masterpiece.

Don Brown, born in 1962 in Norfolk, England, studied at the Central School of Art, London (1983-5) followed by the Royal College of Art, London ( 1985-8). He has been the subject of solo exhibitions across Great Britain and Europe, including at Le Consortium, Dijon (2007). Don Brown’s work has been included in significant group shows, including SNAP: Art at the Aldeburgh Festival at Snape Maltings, Suffolk, UK (2011), Crucible at Gloucester Cathedral, Gloucester, UK (2010), In the darkest hour there may be a light at the Serpentine Gallery, London (2006) as well as The Naked Portrait, 1900-2007 at the Scottish National Portrait Gallery, Edinburgh (2007). In 2012 his work will be exhibited alongside Degas’s Little Dancer Aged Fourteen (1880-81) in Presence: the Art of the Sculpted Portrait at the Holburne Museum, Bath, UK. His works are held in prominent collections, both public and private, including the Tate, London; the Museum of Realist Art Schering, Spanbroek, Netherlands; the Olbricht Collection, Berlin and the Museum of Modern Art, New York. He currently l ives and works in Suffolk, England.

© Nicolas Trembley